Contrairement au retour, l'aller s'est bien passé, dans l'avion on a eu droit à des sandwichs au jambon italien plafonnés de beurre (berk) et à un verre de soda - quel luxe!
Mission un : arriver à l'hôtel, ce qui implique la découverte des transports en commun hongrois. Hé bien, c'est marrant! D'abord pour trouver une machine à titres de transport qui fonctionne, il faut avoir de bonnes jambes, ensuite le système de validation des tickets est un peu ... déroutant tellement il a l'air dépassé. Je n'ai jamais su si j'avais validé mon billet ou pas!
Le métro fait très vieux lui aussi, c'est pas que c'est abîmé, c'est plutôt que c'est démodé, en montant dedans j'ai eu l'impression de faire un bond en arrière dans le temps.
Ce qui m'a le plus frappée c'est l'impression d'insécurité ... liée aux dispositifs de sécurité justement. C'est un peu comme quand on voit un chien avec une muselière : on se dit "Houlà, je vais m'éloigner, il doit être méchant" alors que s'il n'avait pas de muselière on n'y aurait pas pensé et on aurait eu plus de chances de se faire mordre (ou bien je suis la seule à penser ça?). Enfin tout ça pour dire que j'ai été très étonnée de voir que dans les services de renseignements, les pharmacies, etc. il y a des vitres qui séparent les "clients" des gens qui travaillent. Une fois même, je ne trouvais pas où était la personne à qui m'adresser, à côté de moi il y avait un petit kiosque à l'air désaffecté, entièrement fermé par des barreaux verts mais ... il y avait bien quelqu'un là dedans, que j'ai finalement aperçu entre les barreaux.
Une fois arrivée à Budapest j'ai d'abord été étonnée par le contraste de la richesse des bâtiments : lourds, imposants, hyper travaillés, baroques, ... et leur état : limite en ruines. Ils sont sales, tombent en morceaux, leurs carreaux sont cassés ...
En fait ma première impression a été négative : les routes et trottoirs étaient en aussi mauvais état que les maisons ; sales, déformés, craquelés. Les vitrines des magasins sont pleines de mouches mortes, les objets exposés ont l'air d'avoir été oubliés là depuis une bonne 50aine d'années, il y a é-nor-mé-ment de clochards, bref, énormément de pauvreté. Et ça crée un terrible contraste avec la largeur des avenues et les bâtiments si imposants. On a l'impression d'être dans une ville qui a connu son heure de gloire ... peut être même une gloire démesurée, et que maintenant c'est tout le contraire. Et c'est un peu vrai d'ailleurs, ça ne fait pas longtemps que le communisme a quitté la Hongrie, ils sont en train de remonter la pente.
Click to read more ...